BANDE-ANNONCE

AU CINÉMA LE 25 septembre

BANDE-ANNONCE

au cinéma dès le 25 septembre

SYNOPSIS

Pauline Julien, icône de la chanson québécoise, se bat pour sa parole en même temps que son pays se bat pour la sienne. Femme Pays traverse une vie faite de lumière, de travail, d’amour et de déchirements. Pauline danse, Pauline aime, Pauline gueule, Pauline fume, Pauline baise, Pauline brûle. Pauline vit. Pauline meurt. Que nous reste-t-il d’elle?

Entretien avec Anaïs
Barbeau-Lavalette

Entretien avec
Anaïs Barbeau-Lavalette

Entretien avec Anaïs Barbeau-Lavalette

Pauline Julien fait partie des grandes figures féminines québécoises, pourquoi elle?

Anaïs: C'est celle qui m’inspire le plus Sa fabrique intime résonne profondément en moi, dans sa conception de la liberté: impolie, viscérale, sa fougue, sa façon d’assumer sa vivacité, ses imperfections, ne pas s’en excuser. Son authenticité est émouvante. La femme qui prend position, la femme de parole, l’amoureuse et sa façon de vivre son amour avec Gérald Godin, sa façon de prendre des risques, sa façon d’être une mère, tout ça me parle de façon profonde.


Quand on réalise un film sur quelqu’un d’aussi archivé, comment choisit-on ce qu’on veut montrer?

Anaïs: En abordant l’écriture avec Véronique Côté, on ne voulait pas faire un film où tu vas taper le nom de l’artiste pour connaître sa vie de sa naissance à sa mort. Ces films-là, je les trouve lisses. L’info est déjà là. Le très beau documentaire de Pascale Ferland existe, Je ne voulais pas refaire ça.


Dans la forme, j’avais envie d’être aussi libre, punk et fougueuse que Pauline l’était. Je savais que la mère et la femme m’intéressaient autant que la chanteuse. Je voulais que les chansons aient une résonance avec sa vie, avec ses amours. Une femme qui se bat pour préserver la puissance de la parole, de ses mots alors que son territoire fait la même bataille, je trouve ça puissant.


Il y a toujours une facture réaliste dans tes films. Comment éclaire-t-on une icône?

Anaïs: Ma porte d’entrée, c’est l’authenticité et la tendresse. Le plus grand danger de ce type de film, c’est de placer les personnages et leur époque sur un piédestal. Ça me fait décrocher parce que je décroche de la fibre humaine. C'est pour ça que je filme beaucoup en gros plans. Je veux rentrer dans ce qui nous intéresse de l’humanité. L’époque, à la limite, je m’en fous. On a eu ces discussions avec l’équipe artistique, à la coiffure et au maquillage notamment: on a divisé 40 ans en trois chapitre A,B,C. Le B couvre 25 ans. Un grand B, quelque part en 1960 et 1990. On a des repères historiques. Entre 1980 et 1990, tu peux avoir le même char! Mais pas la même coiffure!


La liberté et le féminisme de Pauline Julien demandaient du courage. Ça prend du courage pour prendre la parole?

Anaïs: Oui, je pense que son courage c’était de valoriser la parole. Elle tient tête de façon élégante, séductrice parfois mais toujours absolument brillante et séduisante. Je crois qu’elle n’était pas une absolutiste convaincue et radicale. Elle avait quelque chose d’ouvert et de curieux de l’autre. Ça, c’est courageux : s’affirmer en allant vers l’autre. 


Sauf pour la Reine!

Anaïs: Mais ça, c'était courageux parce que ç’a vraiment créé une petite révolution! Les journaux du monde entier en ont parlé : Pauline qui dit non à la Reine: le culot quand même! Elle avait aussi engueulé Brigitte Bardot, lui a dit de se mêler de ses &%*%” d’affaires concernant les chasseurs de phoques!!


Incarner Pauline Julien, c’est beaucoup! Suzanne Clément est une actrice farouche et pleine de fougue. Quand as-tu su que c’était la bonne?

Anaïs: J’ai vu beaucoup de femmes extraordinaires en audition. J’ai du mal à faire passer des auditions. Je me sens si privilégiée de voir ces actrices immenses se prêter à ce jeu-là. J’ai du mal avec la hiérarchisation de nos métiers. Les voir offertes, nerveuses, inspirées. Le processus est nécessaire et il y a plein d’affaires qui émergent de ces propositions-là et qui me font réfléchir aux personnages. Je serais vraiment moins bonne si je ne faisais pas d'audition mais je trouve ça cruel, ce processus. Suzanne… c’est sa personnalité qui m’a convaincue. J’ai découvert beaucoup de points communs avec Pauline et avec moi. Elle a farouchement besoin d’être libre. Elle est incontrôlable ce qui est un beau défi pour une réalisatrice. Elle est aussi sauvage : c’est très inspirant et à la fois épeurant. J’avais une vision très claire. Allait-elle me suivre? Elle m’a suivie. Elle avait confiance en ma vision mais était très fébrile. Je lui disais que c'est sa Paulin, sa vérité qui m'intéressait.


Comment a-t-elle trouvé sa voix? 

Anaïs: on s’est beaucoup questionné sur la façon, d’aborder les scènes de chant.  Suzanne a travaillé fort et a été capable de faire toutes les chansons de Pauline. C’est difficile de porter l'entièreté du personnage sans ça.


Gérald Godin aimait Pauline Julien parce qu’elle était forte et libre. Que voulais-tu qu’on voit de Gérald Godin, l’amoureux?

Anaïs: Deux grosses pointures à chausser, Pauline et Gérald. Ça prenait un homme qui pouvait inspirer un projet politique. Godin allait s'asseoir dans les tavernes, s’user les coudes à parler avec les portugais, les italiens et les grecs. Il avait appris le grec pour vrai! On disait de lui qu’il était irrésistible. Les femmes fondaient. Je voulais qu’on voit l’homme à femme, le poète, celui qui sait écrire et dire de la poésie et qui accote Pauline Julien. Patrice m’a épaté en audition. J’ai vu plusieurs grands acteurs, tous formidables. Patrice Godin avait, je pense, ce que ça prenait pour embrasser tout ça, porter tous ces chapeaux-là. Il a passé une audition, seul et ensuite avec Suzanne pour voir si le lien passait entre eux. Patrice et Suzanne se sont beaucoup, beaucoup nourris des archives pour se rapprocher des personnages. Puis, on a tout arrêté car je ne voulais pas d’imitation. Les personnages étaient en train de se distiller en eux. Ça a été un vrai travail de “on s’imprègne et ensuite on enterre”. Ce sont deux grands acteurs. On a rencontré beaucoup des amis et des proches de Pauline et Gérald pendant le processus. Ce couple-là, c’était un spectacle. Ils s'engueulaient pour la visite, il y avait du théâtre dans leur amour devant les autres. Gérald aimait que Pauline se fâche. Je disais à Patrice: «ne perds jamais ton petit sourire. Même quand elle ne veut pas lui dire ce qu’elle a. Une part de lui aime qu’elle ait un front de bœuf.»


Tu as inclus le dernier discours de Gérald Godin dans le film. Pourquoi?

Anaïs: C’est un geste politique de le garder dans le film Je pense que ce sont des choses qu’on a fortement besoin de réentendre aujourd’hui. J’ai envie que les gens se rappellent de quel pays on a besoin, de la part que joue l’immigration, tellement malmené en ce moment dans les discours politiques. Je trouve que Godin en a tellement bien parlé. Ce n’est pas un regard nostalgique. Je l’ai réécrit avec Véronique et Patrice est repassé dedans aussi. Il y a beaucoup de nos mots à nous, dans ce discours, très actuel. Si je voulais extraire des morceaux du film pour qu’il puisse participer à la réflexion politique actuelle, c’en est un.

Tu as bénéficié de la collaboration des enfants de Pauline Julien. La relation de Pauline à ses enfants était complexe?

Anaïs: Oui, mais il y avait aussi d’autres personnes que je n’ai pas mises dans le film. L’adaptation est librement inspirée de sa vie. L’histoire est belle : quand j’étais petite, mes parents louaient la maison de Pauline Julien et Gérald Godin. Je me cachais dans son coffre, il y avait les lettres de Pauline! La vraie tombe de Gérald et Pauline…. C'est là qu’elle écrivait et où je me cachais quand j’étais petite. Pauline était très amie avec mon grand-père Marcel. La fabrique de ce film a donc été très intime. Quand on a demandé à Pascale et Nicolas, ses enfants, si je pouvais faire un film sur Pauline, je suis allée dans cette maison que je connais par cœur, où Pascale habite maintenant. Elle et Nicolas nous ont vraiment donné carte blanche.


Elle a vidé tout ce qu'elle avait d’archives: lettres, photos, dans le coffre de notre auto et elle a dit: ça c’est le tombeau de Pauline, prends en soin. 


J’ai gardé ça pendant plus d’un an dans ma maison. Je me e suis sentie très chanceuse et avec une grande responsabilité. Je me suis demandé si je devais les amener aux archives nationales mais je n’en ai pas été capable! Je les ai couvés. J’ai pu, nuit et jour, aller fouiller dedans. C’était riche! Il y avait des photos des années 60-70. Et des lettres, des lettres et des lettres… qui m'ont vraiment nourrie. Il fallait décoder les écritures. Il y avait beaucoup d’éléments très bouleversants, particulièrement les lettres mère-fille, qui m'ont vraiment chavirée. “Je vous ai élevé par correspondance”, c'est vrai. Pauline a eu le courage de se choisir et on ne se choisit jamais sans faire d’égratignures. D’une façon détournée, ça me ramenait à La femme qui fuit. Pauline n’a pas abandonné ses enfants, mais elle a fait comme elle voulait. En me faisant une confiance absolue et en me donnant tout ça, y compris des bijoux, ils m’ont ouvert les portes de leur passé. Stéphane Lafleur, qui a monté le film, m’a dit: «tu es dans tous les personnages». À la fois la petite fille, la fille, et la mère. Je me retrouve dans chaque âge. Il y a plein de moments dans le film qui sont des moments de La femme qui fuit.


Les enfants de Pauline sont interprétés adultes dans le film.

Anaïs: Ça prend une tendresse et une intelligence particulière pour les acteurs d’incarner quelqu’un qui est vivant. Alexa-Jeanne Dubé a rencontré Pascale, Steve Gagnon a rencontré Nicolas. Je leur ai dit: «on n’imite pas du tout. Le matériau de base, c'est leur passé, c'est leur mère».


Tu filmes beaucoup de belles scènes d’Intimité. Pauline Julien assumait ses propres désirs?

Anaïs: Pauline Julien et Gérald Godin étaient un couple libre qui avait ses aventures. C’était important pour moi de le montrer. Ça ne voulait pas dire que c’était facile, mais Pauline se donnait ces permissions-là et lui aussi. Ils ne s’aimaient pas moins pour autant, peut-être même plus. Vieux, ils se dégustent, l’appétit est encore là, et ils ont une tendresse absolue l’un pour l’autre.


Tu montres Pauline Julien et Gérald Godin malades, et les capacités qui se perdent. Quand Gérald Godin se lève pour son discours. Que voulais-tu aller chercher en montrant cette vulnérabilité?

Anaïs : C'est réel. Pauline a eu ce diagnostic d’aphasie dégénérative, qui a duré 10 ans avant qu’elle ne décide d'interrompre elle-même sa vie. On a consulté beaucoup d’experts en aphasie, d’orthophoniste, d’experts du cerveau. Sa famille nous a dit qu’elle avait refusé le diagnostic. Elle a vu plein de médecins. Elle ne voulait rien savoir. Il fallait camper les mots qui fuient mais pas de façon radicale. Elle a refusé de s’enlever la vie avant que Gérald ne soit parti pour s’occuper de lui avant de choisir son propre départ. Perdre les mots pour une femme de parole… Pour ce type de tête-là… sans les mots, on meurt, comme elle le dit à un journaliste, en parlant du pays… c’était la même chose pour elle.


Il y aura, dans le public qui va découvrir le film, des gens qui connaissent bien Pauline Julien et sa musique, et d’autres qui la découvriront. Qu’as-tu envie qu’ils retiennent?

Anais : J’aurais envie que ce film nous donne des permissions, personnelles et collectives. Qu’on se rappelle le pouvoir du soulèvement, individuel et collectif. Ça vient avec un certain ensauvagement. Se redonner des libertés, les coudées franches de reprendre sa bouffée d’air. Se rappeler qu’on est capable de grandes choses. J’écris et je fais des films pour ça. J’essaie d’habiter mes journées comme ça, parce que ça passe vite. Donner du souffle, se donner la permission de croire qu’on peut de grandes choses.


Penses-tu aussi à ceux qui ont bien connu Pauline Julien?

Anaïs: Oui, et je suis consciente qu’il y aura des déçus. Pauline est immense, quand on la connaît, on a des attentes, on voudrait tout voir. Mais Pauline n'aurait pas voulu que je fasse le film qui répond aux attentes. Il y a, dans la signature, quelque chose d’aussi libre, éclaté et sensoriel qu’elle. C'est ma vision de Pauline. C’est un film à trois têtes: Pauline Julien, Suzanne Clément et moi. C'est ce bouquet de femmes-là. Nos trois ventres ensemble, ça donne ça. Pour le reste il y a Wikipédia!


Quand Pauline t'accroche, elle ne te lâche plus. Va-t-elle demeurer une inspiration?

Anaïs: Je voudrais qu’elle demeure une inspiration très large. Je trouve qu’au Québec, on manque de modèles féminins. On associe Pauline Julien à quelque chose d’une autre époque alors qu’elle est hyper actuelle. On a besoin de ces têtes rafraîchissantes-là. Mon souhait ultime, serait que des jeunes femmes de 16, 17ans la prennent comme modèle de souveraineté et de liberté. Elle avait ses fragilités et ses vulnérabilités, convaincue de ne pas être à la hauteur. C’était une lionne sur scène et toute petite dans sa loge.


Pauline Julien: Femme Pays. Ce mot pays… si chargé, au Québec. C’est un mot qui déclenche débat et passion. Ce qu’on voit dans le film, c'est que l’idée de pays, c’est l’idée d’une société: un désir de projet social?

Anaïs: Oui, le désir de se réinventer ensemble. Femme pays : le désir de collectivement se mettre en mouvement. C'est relié à l'amour, les personnages le disent : prendre le grand risque d’aimer, c'est aussi prendre le grand risque d’être ensemble, de se soulever et croire à un projet collectif, de pays, à inventer ensemble. Avoir des images tressées ensemble (forêt, insectes, neige), le pays est tressé. Autant des plans de peau que des grands plans de terre, qu’on sente le territoire visuellement, qu’il soit aussi charnel que le reste. Une femme libérée qui souhaitait la libération d’un peuple.


Comment te sens-tu devant l'œuvre finie?

Anaïs: J'étais prête intérieurement. C'est de loin le film qui me ressemble le plus, de loin, C'est arrivé exactement au moment dans ma vie au film qui me ressemble le plus. Tout m’a amené. à faire exactement ce film-là. Je suis en accord avec chaque seconde de ce film-là. Ça ne veut pas dire qu’il est parfait. Mais jamais je ne vais me désaccorder de ce film qui me ressemble pour plein de raisons.



Entretien mené par Ariane Cipriani

Anaïs Barbeau Lavalette
réalisatrice et
co-scénariste

Anaïs Barbeau Lavalette réalisatrice et co-scénariste

Formée au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Violette Chauveau a joué dans plus de quatre-vingt-cinq productions théâtrales au Québec aussi bien qu’à l’international, et a participé à de nombreux projets télévisuels et cinématographiques. 

  

Au théâtre, elle est Edwige à la création de Les mains d’Edwige au moment de la naissance de Wajdi Mouawad (m.e.s. André Brassard, 1999), Albertine dans Le Passé antérieur de Michel Tremblay (m.e.s. André Brassard, 2003), Jennifer dans Le traitement de Martin Crimp au FTA dans une mise en scène de Claude Poissant (2005) et Ève dans L’Imposture d’Evelyne de la Chenelière en 2009. Elle reçoit en 2011 le Prix Denise Pelletier pour sa Médée (Euripide) mise en scène par Caroline Binet et en 2015, le Prix de la critique pour son interprétation de Simone dans la pièce Une vie pour deux (E. de la Chenelière), mise en scène par Alice Ronfard. L’année suivante, elle joue dans Warda de Sébastien Harrisson sous la direction de Michael Delaunoy au Rideau de Bruxelles puis dans le Tartuffe de Denis Marleau au TNM. Elle sera Clytemnestre dans En dessous de vos corps… de Steve Gagnon (m.e.s. Vincent Goethals, 2017), et encore Clytemnestre dans Électre de Sophocle monté par Serge Denoncourt (2018) ainsi que Corinne dans AlterIndiens de Drew Hayden Taylor (m.e.s Xavier Huard, 2021). En 2023, elle est de la création Le Projet Riopelle de Robert Lepage et la même année, elle incarne AB (André Brassard) dans le solo La dernière cassette d’Olivier Choinière, prestation qui lui vaut un second Prix de la critique. Elle incarne également Paméla Kant et Marcia dans la trilogie théâtrale Vernon Subutex deVirginie Despentes à l’Usine C (m.e.s Angela Konrad). À l’été 2025, elle prend part à l’aventure qui réunit divers acteurs de partout dans le monde dans la création et mise en scène de Wajdi Mouawad Le serment d’Europe. Au début 2026, elle interprètera le rôle de Lady Macbeth dans Macbeth sous la direction de Robert Lepage au Théâtre du Nouveau Monde à Montréal. 

 

Au grand écran, on a notamment pu la voir dans Laurence Anyways de Xavier Dolan en 2012, Miraculum de Podz en 2014 ou encore La Révision de Catherine Therrien en 2022. Elle incarne Anne Sylvestre dans le film Pauline Julien, femme pays réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette qui sortira prochainement. 



À la télévision québécoise, elle était des 5 saisons de Madame Lebrun, dans la deuxième saison de Sans rendez-vous, l’ultime saison du Monde de Gabrielle Roy ainsi que dans le thriller Corbeaux.

Véronique Côté
co-scénariste

Véronique Côté • co-scénariste

Véronique Côté est comédienne, autrice et metteure en scène. Depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2002, elle a joué dans près d’une trentaine de productions théâtrales et a été dirigée notamment par Édith Patenaude, Wajdi Mouawad, Frédéric Dubois et Steve Gagnon. Elle était de la distribution de 1984 (Théâtre du Trident / Théâtre Denise-Pelletier) et de Fendre les lacs (Théâtre aux Écuries / Théâtre Périscope). On a également pu voir son talent dans Attentat (Théâtre de Quat’sous) et La fête sauvage (Théâtre de Quat’sous), deux créations auxquelles elle a collaboré comme co-auteure et comme metteure en scène. 


Au petit écran, nous avons pu voir Véronique dans Complexe G, une réalisation de Pierre Paquin, ainsi que dans Léo, une émission de Fabien Cloutier, diffusée sur le Club Illico. Sur grand écran, Véronique a été de la distribution de Madame Mollard, un court métrage de L. Hurtubise et M-Émilie St-Pierre. 


À titre de metteure en scène, elle a dirigé les pièces Faire l’amour, Scalpée et Venir au monde d’Anne-Marie Olivier. Ses pièces pour enfants Flots, Tout ce qui brille voit et Les choses berçantes, dont elle signe également les mises en scène, ont eu un magnifique rayonnement au Québec et en France. 


Comme autrice, elle co-écrit, avec Steve Gagnon, le recueil Chaque automne j’ai envie de mourir, publié dans la collection Hamac. Elle publie sa pièce Tout ce qui tombe - finaliste aux Prix du Gouverneur général en 2013 - aux Éditions Leméac, et chez Nouveau Projet (Atelier 10), elle publie La vie habitable, les collectifs S’appartenir(e) et La fête sauvage, ainsi que les articles Îles (trois) et La consigne lumineuse. Le projet politique Ne renonçons à rien, édité chez Lux, bénéficie également de sa plume. 


Avec la pièce Je me soulève, collectif qu’elle co-dirige avec Gabrielle Côté, elle prouve une fois encore que sa vision et son talent indéniable font d’elle une voix nécessaire pour alimenter la poésie dans la communauté. Véronique signe également des chroniques dans le Devoir ainsi qu’à la radio, sur la chaîne ICI Première.

Suzanne Clément

Pauline Julien

Suzanne Clément Pauline Julien

Actrice à la carrière internationale, maîtrisant aussi bien le français (accents québécois et français) que l’anglais, Suzanne Clément s’impose depuis plus de trois décennies comme l’une des comédiennes les plus talentueuses et polyvalentes de sa génération. Révélée au public international grâce à son interprétation marquante de Fred dans Laurence Anyways de Xavier Dolan, elle remporte en 2012 le Prix d’interprétation féminine de la section Un Certain Regard au Festival de Cannes. Elle poursuit sa collaboration avec le cinéaste québécois dans Mommy (2014), rôle qui lui vaut le Prix Écrans canadiens de la meilleure actrice de soutien en 2015. 


Le public québécois la connaît depuis les débuts de sa carrière grâce à des productions marquantes telles que Le Confessionnal (1995) de Robert Lepage, L’Audition (2005) de Luc Picard ainsi que les séries Sous le signe du lion et Cover Girl. C’est toutefois son rôle-titre dans la populaire série Les hauts et les bas de Sophie Paquin (2006 à 2009), couronné d’un prix Gémeaux, ainsi que son interprétation de Shandy Galarneau dans Unité 9, qui consacrent définitivement sa place dans le coeur des téléspectateurs québécois. 


Partageant sa carrière entre le Québec, la France et le marché international, Suzanne Clément multiplie depuis plusieurs années les projets d’envergure. En France, elle participe notamment aux films Le Sens de la fête, Raoul Taburin, Le Jeu, L’Origine du mal, Ailleurs si j’y suis et Les Fantasmes, tout en tenant le rôle principal du film Le rire de ma mère. Elle se distingue également dans plusieurs productions télévisuelles européennes, dont Versailles, La Forêt, Vampires, Dérapages et La Corde.


Depuis 2022, elle interprète le personnage principal d’Emmanuelle St-Cyr dans la quotidienne à succès STAT diffusée sur ICI Radio-Canada Télé. Son interprétation lui vaut le prix Gémeaux du Meilleur premier rôle féminin dans une série dramatique quotidienne en 2023 et contribue à faire de la série l’un des plus grands succès télévisuels québécois des dernières années. 


Parallèlement, Suzanne Clément poursuit une carrière active à l’international. Elle partage notamment l’écran avec Richard Gere et Diane Kruger dans Longing (2024), réalisé par Savi Gabizon, et rejoint la distribution de la série anglophone d'Amazon, The Sticky (2024). Elle tient également le rôle-titre de Pauline Julien dans le long métrage biographique Pauline Julien : Femme pays, attendu en 2026, confirmant une fois de plus l’étendue de son talent et son statut de figure incontournable du cinéma et de la télévision francophones. 

Patrice Dubois

Gérald Godin 

Patrice Dubois • Gérald Godin 

Comédien, auteur, doubleur et metteur en scène depuis près de trente ans, Patrice Dubois se taille une place dans le milieu culturel québécois par des projets alliant une démarche artistique inquisitrice à une prise de parole engagée sur le plan social et politique. En tant qu’auteur, il signe plusieurs pièces de théâtre, dont Les frères Laforêt et le solo Everybody’s Welles pour tous, qui lui vaudra une nomination pour la meilleure pièce de théâtre à la soirée des Masques en 2005. Après avoir co-fondé les compagnies Janvier Toupin Théâtre d’Envergure et le Groupe Audubon, qui lui permettent de conjuguer création, mise en scène et interprétation, il devient en 2008 co-directeur artistique du Théâtre PàP aux côtés de Claude Poissant. En 2014, il reprend seul les rênes de la direction du théâtre, et assume pendant six années la recherche dramaturgique, la production, ainsi que la diffusion nationale et internationale des pièces de la compagnie. On y retrouvera entre autres Le déclin de l’empire américain tirée du scénario de Denys Arcand (2017), Porc-épic de David Paquet (récipiendaire du Prix du Gouverneur général en 2010), Dissidents de Philippe Ducros (finaliste au prix Michel-Tremblay en 2012), Bienveillance de Fanny Britt (récipiendaire du Prix du Gouverneur général en 2013), Saint-André-de l’Épouvante de Samuel Archibald (2016), ou encore La déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen (2018). En dehors de ses accomplissements comme directeur artistique, conseiller et metteur en scène, Patrice Dubois se distingue comme comédien sur plusieurs scènes. Au théâtre, c’est à plus d’une trentaine de personnages qu’il conférera une interprétation sensible et investie. À la télévision, on a pu le voir dans plus d’une vingtaine de rôles, dont des performances marquantes dans District 31, L’homme qui aimait trop, Les yeux fermés, Complètement Lycée!, ou encore Avant le crash. Son parcours au cinéma est aussi riche et diversifié : il s’illustre notamment dans Camion de Rafaël Ouellet, Mommy de Xavier Dolan, Babysitter de Monia Chokri, Vampire humaniste cherche suicidaire consentant d’Ariane Louis-Seize, L’Ouragan Fuck You Tabarnak d’Ara Ball ou encore dans Pauline Julien : Femme Pays d’Anaïs Barbeau-Lavalette. 

Alexa-Jeanne Dubé
Pascale

Alexa-Jeanne Dubé • Pascale

Alexa-Jeanne est tout d'abord comédienne, on a pu apprécier sa performance dans les séries Sorcières, Vidanges, Faits divers, l’Échappée, Larry, Après, La Faille et bien d'autres. En 2015, l'actrice est nommée au Prix Gémeaux dans la catégorie meilleure interprétation féminine pour sa performance dans Féminin/Féminin. Elle joue Pascale, la fille de Pauline Julien dans le plus récent long-métrage d'Anais Barbeau-Lavalette, Pauline Julien: femme pays. 


En 2016, elle réalise avec son premier court-métrage OUI MAIS NON et poursuit son parcours avec Dormance (2025), Joutel (2021), SDR (2020) et Scopique (2017) qui ont tous été présentés dans plusieurs festivals à travers le monde . En 2023, elle réalise son premier long-métrage Sucré Seize et vient de terminer l'écriture de son premier long film, Terreaux Fertiles, en tant que scénariste. 


Alexa-Jeanne a également été instigatrice et co-directrice artistique des soirées NICE TRY- bel essai présentées à l'Usine C pendant 10 ans et poursuit cette lignée avec sa nouvelle proposition Belles Lunes. 

Steve Gagnon
Nicolas

Steve Gagnon • Nicolas

Comédien, auteur et metteur en scène, Steve Gagnon est diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec. 


Il s’est fait connaître par ses rôles dans les séries Ruptures, Plan B, L’échappée, Ma mère et dans la populaire quotidienne STAT en plus d’interpréter de nombreux rôles au théâtre, notamment dans Lysis mise en scène par Lorraine Pintal, Je t’écris au milieu d’un bel orage m.e.s. par Maxime Carbonneau, Un ennemi du peuple m.e.s. par Édith Patenaude, ainsi que Mody Dick m.e.s. par Dominique Champagne. 

 

À titre d'auteur, Steve Gagnon reçoit en 2008 la bourse Première Œuvre, pour sa pièce La Montagne rouge, également finaliste pour le Prix du Gouverneur général en 2011. Se sont ensuivies les pièces Ventre et En dessous de vos corps, je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas. En 2015 paraît l’essai Je serai un territoire fier et tu déposeras tes meubles, publié par Atelier 10. OS: La Montagne blanche, s’est mérité le prix Marcel-Dubé en plus d’être finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général en 2017. Sont ensuite parus aux Éditions l’Instant même les pièces Pour qu’il y ait un début à votre langue, Les étés souterrains, ainsi que Anna, ces trains qui foncent sur moi. Et aux Éditions La Bagnole en 2023, le livre jeunesse 22 guimauves autour du monde. 

Violette Chauveau
Anne Sylvestre

Violette Chauveau • Anne Sylvestre

Formée au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Violette Chauveau a joué dans plus de quatre-vingt-cinq productions théâtrales au Québec aussi bien qu’à l’international, et a participé à de nombreux projets télévisuels et cinématographiques. 



Au théâtre, elle est Edwige à la création de Les mains d’Edwige au moment de la naissance de Wajdi Mouawad (m.e.s. André Brassard, 1999), Albertine dans Le Passé antérieur de Michel Tremblay (m.e.s. André Brassard, 2003), Jennifer dans Le traitement de Martin Crimp au FTA dans une mise en scène de Claude Poissant (2005) et Ève dans L’Imposture d’Evelyne de la Chenelière en 2009. Elle reçoit en 2011 le Prix Denise Pelletier pour sa Médée (Euripide) mise en scène par Caroline Binet et en 2015, le Prix de la critique pour son interprétation de Simone dans la pièce Une vie pour deux (E. de la Chenelière), mise en scène par Alice Ronfard. L’année suivante, elle joue dans Warda de Sébastien Harrisson sous la direction de Michael Delaunoy au Rideau de Bruxelles puis dans le Tartuffe de Denis Marleau au TNM. Elle sera Clytemnestre dans En dessous de vos corps… de Steve Gagnon (m.e.s. Vincent Goethals, 2017), et encore Clytemnestre dans Électre de Sophocle monté par Serge Denoncourt (2018) ainsi que Corinne dans AlterIndiens de Drew Hayden Taylor (m.e.s Xavier Huard, 2021). En 2023, elle est de la création Le Projet Riopelle de Robert Lepage et la même année, elle incarne AB (André Brassard) dans le solo La dernière cassette d’Olivier Choinière, prestation qui lui vaut un second Prix de la critique. Elle incarne également Paméla Kant et Marcia dans la trilogie théâtrale Vernon Subutex de Virginie Despentes à l’Usine C (m.e.s Angela Konrad). À l’été 2025, elle prend part à l’aventure qui réunit divers acteurs de partout dans le monde dans la création et mise en scène de Wajdi Mouawad Le serment d’Europe. Au début 2026, elle interprètera le rôle de Lady Macbeth dans Macbeth sous la direction de Robert Lepage au Théâtre du Nouveau Monde à Montréal. 


Au grand écran, on a notamment pu la voir dans Laurence Anyways de Xavier Dolan en 2012, Miraculum de Podz en 2014 ou encore La Révision de Catherine Therrien en 2022. Elle incarne Anne Sylvestre dans le film Pauline Julien, femme pays réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette. 


À la télévision québécoise, elle était des 5 saisons de Madame Lebrun, dans la deuxième saison de Sans rendez-vous, l’ultime saison du Monde de Gabrielle Roy ainsi que dans le thriller Corbeaux. 

Cofondé en 2013 par Etienne Hansez, Bravo Charlie a produit plus d’une dizaine de longs-métrages. 

 

Son premier film Chien de Garde,  réalisé par Sophie Dupuis, s’est imposé dans le paysage cinématographique, notamment en représentant le Canada dans la course à l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère en 2019. Bravo Charlie a ensuite produit deux autres films de Sophie Dupuis: Souterrain (2021) et Solo (2023), ce dernier remportant Meilleur film canadien au TIFF 2023. La compagnie a également produit les deux premiers longs métrages de Théodore Ushev en coproduction avec la Bulgarie: PHI 1.618 (2022) et Idling (2026). Bravo Charlie a aussi accompagné Tu ne sauras jamais, réalisé par Robin Aubert, sorti en 2024, ainsi qu’Où vont les âmes (2025), le premier long métrage de Brigitte Poupart, Toujours en développement de nouveaux projets, Bravo Charlie poursuit fièrement sa mission de cultiver des cinémas d'autrices et d'auteurs accessibles à un large public. 

Distribution 

Pauline Julien
Suzanne Clément


Gérald Godin
Patrice Dubois


Pascale (adulte)

Alexa-Jeanne Dubé


Nicolas (adulte)

Steve Gagnon


Anne Sylvestre

Violette Chauveau


Pascale (11 ans)

Mishka Madeleine Cloutier


Nicolas (9 ans)

Alfred Ruelland


Pascale (3 ans)

Marcelle Boileau

Pauline Julien
Gérald Godin

Pascale (adulte)

Nicolas (adulte)

Anne Sylvestre

Pascale (11 ans)

Nicolas (9 ans)

Pascale (3 ans)

Suzanne Clément
Patrice Dubois

Alexa-Jeanne Dubé

Steve Gagnon

Violette Chauveau

Mishka Madeleine Cloutier

Alfred Ruelland

Marcelle Boileau


Équipe technique 

Scénario
Anaïs Barbeau-Lavalette
Véronique Côté

Réalisation
Anaïs Barbeau-Lavalette

Production
Étienne Hansez

Productrices déléguées
Félize Frappier
Mélanie Gauthier

Direction photo 
Jonathan Decoste

Conception visuelle 
Mathieu Lemay

Montage
Stéphane Lafleur
Musique
Émile Proulx-Cloutier
Guido Del Fabbro

Son
Pablo Villegas
Stephen De Oliveira
Sylvain Bellemare
Bernard Gariépy Strobl 

Costumes
Sophie Lefebvre

Maquillage
Kathryn Casault

Coiffure
France Latreille

Effets visuels 
Olivier Masson

RÉPERTOIRE DE PAULINE JULIEN

"La chanson difficile" 

(Georges Dor) Éditée par Les éditions Gamma Ltée (Gamma Publishing Co.) Arrangements et orchestration par Guido Del Fabbro Interprétée par Suzanne Clément  

 

"Je vous aime" 

(Réjean Ducharme, Jacques Perron) 

Éditée par Chappell Partial, Les éditions Expérience inc, 

Warner Chappell Music Canada Ltd. 

Interprétée par Suzanne Clément 

 

"Rien qu'une fois faire des vagues" 

(Anne Beugras) Éditée par BM Musique, Les éditions Musinfo Arrangements et orchestration par Guido Del Fabbro Interprétée par Suzanne Clément et Violette Chauveau  

 

"Ce soir j'ai l'âme à la tendresse" 

(François Dompierre, Pauline Julien) 

Éditée par 9057-0581 Québec inc, 

Les productions François Dompierre inc, Éditions LABE, 

Les éditions Nicolas enrg. 

Arrangements pour piano par Émile Proulx Cloutier 

Chœurs : les publics du spectacle "Ma main au feu" 

 

"Comme je crie, comme je chante" 

(François Cousineau, Gilbert Langevin) Éditée par Éditorial Avenue, Les éditions Prorata Arrangements et orchestration par Guido Del Fabbro Interprétée par Suzanne Clément  


"Une sorcière comme les autres" 

(Anne Beugras) 

Arrangements pour piano par Émile Proulx Cloutier 

Interprétée par Suzanne Clément 


"La Manic" 

(Georges Dor) 

Éditée par Les éditions Gamma Ltée (Gamma Publishing Co.) 

Arrangements et orchestration par Guido Del Fabbro 

Interprétée par Suzanne Clément 

 

"La danse à St-Dilon" 

(Gilles Vigneault) 

Éditée par Éditions Vent qui vire 

Arrangements et orchestration par Guido Del Fabbro 

Interprétée par Suzanne Clément 

 

"Le suicide" 

(François Cousineau, Raymond Lévesque) 

Éditée par Les éditions Léonard 

Arrangements et orchestration par Guido Del Fabbro 

Interprétée par Suzanne Clément 

 

"Mommy" 

 (Marc Gélinas, Gilles Richer) 

Éditée par Disques Marco inc. 

Interprétation par Mishka Madeleine Cloutier et Suzanne Clément 

 

"Le plus beau voyage" 

(Yvan Ouellet, Claude Gauthier) 

Éditée par Les éditions Gamma Ltée (Gamma Publishing Co.) 

Avec l’aimable autorisation de Disques Mérite 

Interprétée par Pauline Julien 

Acquisitions musicales supplémentaires 

"Clair de lune" "Suite bergamasque : III. Clair de lune" 

Interprétée par Zsuzsa Kollar (Claude Debussy)
Avec l'aimable autorisation de Naxos  

 

"Pense à moi" 

Interprétée par France Gall 

(Jacques Datin, Robert Gall) 

Éditée par EMI Blackwood Music Canada Ltd, Sidonie 

Avec l'aimable autorisation de Polydor (France) 

"I Got My Mojo Working"

Interprétée par Mack Allen Smith (Preston Foster) Éditée par Dare Music inc. Avec l'aimable autorisation de Fat Possum Records  

 

"When I Am Laid in Earth (Dido's Lament)" 

Interprétée par Elin Manahan Thomas, 

Orchestra of the Age of Enlightenment & Harry Christophers 

(Henry Purcell) 

Avec l'aimable autorisation de Universal Classics & Jazz 

Distribution CANADA

Axia Films

Armand Lafond
armandl@axiafilms.com

www.axiafilms.com

Communications et relations de presse

Mingotwo

Mélanie Mingotaud

melanie@mingo2.ca

+1 514 582-5272

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